Archive for the Sur la route Category

A tout a l’ heure

Posted in Sur la route on juin 9, 2010 by vagabundeos

Après une petite incursion brésilienne sous la pluie nous flânons sur la côte urugayenne avant de rejoindre buenos aires entre nouvelles rencontres et retrouvailles pour longue journées et courtes nuits. La roulotte prend place dans le cargo tristesse affichée au travers d’ un léger larmoiement huileux, on verra tout ça à la maison. Nous prenons nos quartier sous le soleil automnale dans un appart tout confort, eau chaude 24 heures sur 24, chauffage à la demande, cuisine moderne. Rapidement nous reprenons le rythme citadin courses au supermarché, sortie au square, excursion en métro surbondé aux charmantes heures de pointe. Tout à l’heure nous partons en voyage, l’avion va décoller vers chez nous pour retrouver et enfin  partager de vive voix ces moments itinérants, revoir toutes et tous et faire connaissance avec les nouveaux venus et celui qui reste a venir (si il nous attend)….

suerte

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Iguazu

Posted in Sur la route on mai 24, 2010 by vagabundeos

Sur la carte la route était tirée à la règle et sous les pneus de la roulotte elle est tirée au cordeau. Boulimie de fin de voyage nous roulons à un rythme soutenu, les nuits se font entre stations services et pleine nature qui se fait de plus en plus dense, la forêt épaisse, la nuit le bruit assourdissant des insectes envahit l’obscurité.

Nous atteignons la fameux parc Ibéra, marais entre  forêt et savanne, nous faisons connaissance avec ses habitants, ils se nomment carpinchos, monos, cerro ou encore jacaras et oiseaux par milliers, nous naviguons en barque sur les eaux paisibles, les caïmans se dorent la pilule, la tentation est grande pour les enfants de les caresser du bout des doigts, les cerfs promènent sur leurs dos de petits oiseaux jaunes, la barque glisse au milieu des nénuphars et de ce moment magique. Une promenade en forêt nous promettait des singes et ce fut promesse tenue. Nous passons quelques jours à colonia pelligrini petite ville extraordinaire, hors du temps.

La route nous attire, nous avons notre ultime rendez vous avec un spot important argentin que nous avions gardé sous le coude pour la fin, le retour. On le sait, on se le disait et on se le dit maintenant à la fin du voyage on ira à Iguazu. Nous ferons les 3 ou 4 jours de routes en compagnie de Félix, Martia et Mathias qui arrivent du Canada en passant par l’Australie après avoir rallié l’Asie, bon en 4 ans on a le temps de rouler. Martia cuisinière attentive et hors pair et Félix bon compagnon d’apéros nous passons de belles soirées.

En leur compagnie nous passons une journée dans les missions jésuites, au milieu de la végétation luxuriante les ruines rougeoyent dans le soleil.

Enfin nous arrivons aux chutes, l’infrastructure de passerelles et autre petit train se laissent vite oublier devant l’énormité du lieu, s’effacent vite devant la puissance de l’eau, nous marchons toute la journée émerveillé devant tant de majesté. Même si je m’égare un peu, on a passé un très beau moment, « à couper le souffle », « à ne rater sous aucuns prétextes ».

Nous quittons nos compagnons de route, rendez vous est pris à Buenos Aires ou plutôt sur la plage urugayenne après notre petit crochet brésilien.

Uyuni

Posted in Sur la route on mai 15, 2010 by vagabundeos

On quitte la capitale bolivienne, nous sommes sur le chemin du retour, devant nous s’ouvre l’altiplano et ses grandes étendues, nous trouvons moultes coins tranquilles, sauvages pour passer du bon temps bien au frais quand le soleil se couche. En chemin nous croisons le salar d’Uyuni, institution touristique incontournable d’apres bon nombres de voyageurs, « paysage à couper le souffle » loVely planet, the travellers bible guide in the text (à prononcer avec l’accent anglais of course). Nous nous lançons donc sur l’immense croûte de sel, et nous sommes vite scotchés par cette ambiance irréelle, ce vide absolu, le blanc salin nous éblouit, après quelques dizaines de kilomètres nous immobilisons la roulotte au milieu de rien centre de tout. L’imagination créative des enfants est mise à rude épreuve dans la blancheur plane et infinie du salar, pas d’arbres, de cabanes ni de rochers . . .Les nuances de blancs emprisonnées dans des formes géométriques se laissent contempler sans fin sur fond de ciel bleu. La nuit la lune lumineuse, éclairante nous dévoile des aspects insoupçonnés, sensation étrange d’être sur une autre planète, comme si la roulotte s’était posée là, sur une planète sans vie après un long voyage interstellaire. La nuit glaciale laisse place au soleil chaleureux et nous repartons suivant les traces laissées par d’autres véhicules pour retrouver la sortie de ce désert surprenant et enchanteur. Toujours cap au sud, la magnifique route est pleine de rebondissements, vaste passage de gué, bancs de sables où la roulotte aime s’installer pour espérer le prochain camion sauveur de camionnette amoureuse de châteaux de sable. Nous retrouvons les délires géologiques multicolores du nord argentin. Puis le pont, trait d’union international entre Vilazon et La quiaca, entre Bolivia y Agentina, de l’autre côté du rio se trouve la querida agentina,nous nous y engouffrons pour une longue traversée d’Ouest en Est. Les distances démesurées argentines ne nous manquaient pas mais ici la route se borde d’asados pantagruéliques en belle compagnie, de musique tonitruante et permanente, de glaces par kilo, de sourires, de facturas à la douzaines, de charmantes attentions, de stations services YPF, de lignes droites infinies tirées au cordeau et de renault fuego-r12-pick up ford hors d’âge et autres 504 rutilantes. Comme une impression d’être en terrain connu nous renouons facilement avec l’art de vivre argentin.


6.0.8.0

Posted in Sur la route on avril 30, 2010 by vagabundeos

Nous arrivons à La Paz, capitale des cieux, les rues vertigineuses atteignent des pentes records à des altitudes surréalistes. Nous nous posons à l’hôtel Oberland, sur le parking, et nous y retrouvons pleins d’autres familles voyageuses.

Il y a notamment nicolas, marianne, timote et zoé. Nicolas n’est pas là par hasard, du coin de l’oeil, il lorgne avec envie le sommet du huayna potosi au loin. Sportif dans l’âme il réussit a nous convaincre avec Bertrand. C’est un sommet accessible, paraît-il, et même si il reste évasif sur la signification d’arrête sommitale, discret sur l’utilisation des crampons piolets et confiant sur le fait de fournir un effort physique à 6000 mètres d’altitude pour deux marathoniens comme Bertrand et moi.

L’idée des soirées en refuges et de réaliser un exploit l’emporte grâce au concours des filles qui s’occuperont de tout pendant notre absence, veillée, grand jeu pour la tribu de marmot, 3 jours quand même.

Le premier jour est consacré à l’apprentissage de l’escalade sur glace, a bon va falloir escalader de la glace! Mais le moral est au beau fixe toute la tribu s’est déplacée, acheminée par un bus affrété spécialement pour l’occasion sur le glacier, les enfants sont les premiers à se frotter aux murs de glace piolet en main. Puis les femmes et les enfants disparaissent et nous nous enfonçons dans le glacier, pas le temps de réfléchir, de penser vertige, une corde passe dans mon mousqueton et juan jo me guide dans une première descente en rappel, mes 2 autres compagnons suivent sans sourciller et nous crapahutons un bon moment dans les crevasses du glacier. Enfin on rentre au chaud, c’est l’heure de l’apéro, maté de coca, café et eau en profusion, hydratation hydratation, tous ces pisses mémés boliviens font leurs effets, principalement en milieu de nuit, les banos sont au fond du jardin , au frais par 4600 mètres d’altitude. Petit dèj, et déjà nous faisons les sacs pour monter au second refuge, 5200, après une petite ballade crampons sur le glacier et déjà c’est le goûter au refuge suivi du repas mijoté par notre maître coque, truites saumonées pour ses gourmets. L’apéro ne fait plus partie de notre vocabulaire de haute montagne et les quelques japonais cigarettes magiques au bec et bière à la main ne nous font pas envie. 18 heures nos guides Osvaldo et Juan Jo viennent nous border dans nos duvets. Courte nuit, 1 heure du matin tout le monde sur le pont, la lampe frontale ce n’était pas pour bouquiner au lit, l’ascension se fait de nuit. La cordée progresse dans l’obscurité, petits pas par petits pas en rythme, bien respirer, dans le silence, nous progressons rythmé par le grissement des campons dans la glace et les pauses pipis (hydratation hydratation). Le vocabulaire vient vite, Juan Jo lance « corde tendue », en français dans le texte, annonciateur d’un passage où le piolet et les crampons vont être utiles, en écho, à peine rassuré, je lui repond un « cuidame ! cuidame ! », impassible il tend la corde et d’une voix rassurante me lance « no te preocupe, todo va bien ». Nous progressons comme ça jusqu’au levé du jour. Enfin, en haut du mur qui se dresse devant nous nous pourrons comprendre la signification d’arrête sommitale dans le levant. Nous escaladons cet ultime verticale, concentration maximum, vertige oblige, nous marchons à pas lent sur l’arrête jusqu’au sommet, Juan Jo me dit que je peux m’ assoir…. J’ai du mal à profiter de la vue, de part et d’autres l’aplomb vertigineux me crispe et puis il y a la redescente, la rearrête sommitale, le remur vertical. Une fois en bas ouf ça y est c’est fait, savoureux mélange de satisfaction et de sensation d’être tiré d’affaire. Le soleil innonde notre route de retour découvrant des paysages de haute altitude incroyables, magnifiques, la glace dans ses bleus transparents, les crevasses, les haies de glaces… Le coeur léger, détendus et les jambes en guimauve nous retournons vers La Paz, retrouver Claire, les enfants…..pour les remercier de m’avoir accompagné dans mes pas nocturnes, dans mes peurs du vide. Incroyable ballade, belle initiative énergique de nico. Nous restons encore quelques jours dans la folie lapazienne avant de nous lancer vers le sud, sur l’Altiplano Bolivien.

Cusco …. encore

Posted in Sur la route on avril 20, 2010 by vagabundeos

Cusco, la route fait une nouvelle fois demi tour dans cette ville, nous rencontrons yan et annabelle leia et lise et nous retrouvons bertrand, emilie, emile et eloi que nous n’avions pas vu depuis des mois.

Pendant que les premiers vont faire le tour des sites incas, nous nous lançons avec les seconds sur les pistes, bien décidé à atteindre la jungle.

La route cahoteuse ne nous mène qu’au prémice de la jungle, mais déjà nous avons un aperçu de la chaleur moite, du bruit assourdissant des insectes, et des rios couleur terre qui se gonflent un peu plus à chaque pluie diluvienne.

Nous passons quelques jours à voyager entre belles soirées et rencontre incroyable. La roulotte pataugera un moment dans la boue du jardin de Samuel, qui chaleureusement nous a ouvert sa porte sur ses histoires rocambolesques et ses santiags en peau de couleuvre. Personnage haut en couleur au coeur généreux.

Nous avions donner rendez vous à yan et annabelle dans les eaux thermales. Nous les attendons en profitant de notre thalasso, bain de boue, sauna aromatisé aux plantes champêtres sous bâche et piscine calliente. Tout le lieu est alimenté par le plus petit volcan du monde. Malheureusement ils ne viendront pas, détour obligé par lima à cause d’un contre temps administativo passaportien….les aléas du voyages et des mauvaises rencontres…

A l’approche du lac titicaca nos routes se séparent, nous repartons, content de ces quelques jours partagés avec les réjou (les seconds du début du post, alias bertrand, emilie, emile et éloi). Le rendez-vous est pris pour une quilmes à buenos aires, buen viaje, suerte à eux.

La bolivie nous tend les bras, pendant que nous longeons les rives de la mer lacustre titicaca.

Inka Kola

Posted in Sur la route on avril 2, 2010 by vagabundeos

Après quelques jours à Arequipa, nous roulottons jusqu’au canon de Colca, endroit magique, fascinant. Les cultures en terrasses, inaccessibles, offrent des dégradés de verts infinis aux courbes élégantes. C’est un haut lieu touristique, heure de pointe en début de matinée et en fin de journée, puis la vie rurale reprend son cours comme si de rien n’était. Les patates par kilos se portent sur le dos dans des couvertures colorées, les sourires édentés de femmes sans âge ensoleillent nos promenades, les têtes se coiffent de chapeaux melons ou hauts de formes extravagants. Nous passons 2 jours à contempler le vol majestueux des condors venant nous chercher les poux dans un décors grandiose. Patiemment, nous nous accoutumons à l’altitude et les banos thermales qui jalonnent la vallée nous offrent une douche bien chaude le soir venu. Nous parcourons les méandres des marchés couverts, bric à broc où tout se vend dans un pèle mêle assourdissant, occasion pour Claire de renouer avec son art infatigable du marchandage…

Nous repartons, empruntant la route qui s’étire à flanc de coteau, nous offrant un dernier panorama incroyable : la roulotte, dans ses difficultés à grimper, nous laisse du temps mais comme toujours dans  un ultime sursaut réussit à franchir ce col à 5000 mètres d’altitude.

Devant nous, les plateaux de haute altitude s’étirent sur des centaines de kilomètres, paysages fantastiques pour conditions climatiques rudes. Le soleil se fait mordant, piquant à 4500 mètres et les nuits glaciales.

Mais déjà, une descente en pente douce nous mène à Cusco et sa vallée sacrée, où les tentes, les maisons détruites sont autant de stigmates d’une saison des pluies effroyable et dévastatrice : nombreux sont ceux qui ont tout perdu dans un pays où l’aide de l’état reste minime. Avant de nous lancer dans le tour touristique des vestiges incas nous nous établissons à Urubamba chez José luis et Crista pour quelques jours merveilleux et riches en réflexion.

Mais un mail nous surprend dans notre élan : les copains nous attendent à Cusco, nous les retrouvons avec joie avant de nous lancer dans la contemplation méditative de la majestuosité des ruines (rien que ça), longue promenade au milieu des pierres taillées au millimètre près.

Mais il ne reste pas grand chose : les temples incas se sont effacés, comme gommés, écrasés, à leur endroit trône désormais de magnifiques églises, quelques pierres de fondation et les objets de décoration en or et argent ne laissent aucun doute sur la provenance des matériaux de construction. Rare exemple d’aculturation réussie et bien aboutie. Comme un clin d’ oeil à cette glorieuse époque, nous tombons pendant la semaine sainte, jour de promenade annuelle d’un christ noir, défilé haut en couleurs suivi par une procession militaire, pour bien être sûr de ne laisser planer aucun doute . . .

Voilà, nous avons atteint notre latitude maximum, désormais : cap au sud . . .

Premier article sans faute, Marie à l’orthographe.

Peru

Posted in Sur la route on mars 23, 2010 by vagabundeos

Avec Pat et Manou nous avions commencé le désert, traversant les grandes étendues lunaires aux dégradés de jaunes ou de rouges infinis, croisant des villages improbables le long de la ruta panamericana dont l’existence ne semblait tenir qu’à l’unique présence d’une station service. Nous poursuivons notre route vers le nord à grands pas en quête d’un peu de verdure, de vie. Nous parvenons à Arequipa, le Pérou, nous y sommes les cheveux natés en deux longues tresses dans le dos, les enfants et les foins se portent dans de grands tissus multicolores, les têtes se coiffent de magnifiques chapeaux. Nous goûtons aux joies de l’urbanisation sauvage où la roulottes jouent des bavettes et surtout du klaxon pour se frayer un chemin dans le trafic anarchique entre taxis, bus, vélos, pousse-pousses, camions et autres charrettes. Rapidement nous trouvons refuge en campagne au milieu des champs en terrasses millénaires, des troupeaux de vaches et de leurs acolytes les mouches qui par milliers semblent à leur aise dans la roulotte. Ils sont bien loin les campings argentins avec la parilla, la prise électrique, la petite table et les douches plus ou moins chaudes. Mais ici nous pouvons compter sur l’hospitalité et la bienveillance des péruviens qui semblent sans limite, nous offrant eau en quantité, électricité sans restriction ou encore petite place dans le réfrigérateur. La rareté des douches n’est pas sans déplaire à nos 3 gringitos. Les têtes blondes ne passent pas inaperçu au milieu des andins. Les papilles en éveilles nous nous laissons aller à quelques plats dont le contenu exact reste énigmatique, mais les Hmmmmmm autour de la table en disent suffisamment longs pour ne pas avoir à entrer dans ce genres de détails. Les volcans majestueux plus hauts que le ciel nous veillent, nous tendent les bras, comme une invitation à poursuivre vers des altitudes incroyables.