Archive pour mai, 2010

cocrodils

Posté dans L'école buissonière le mai 28, 2010 par vagabundeos

Matéo :

Nous avons vu des caïmans avec la bouche ouverte. Et des cerfs qui vont dans l’eau. On a vu un arc en

ciel a Iguazu.

titouan :

titouan coati cascade

Ismaël :

cocrodil, batô, de l’eau

Iguazu

Posté dans Sur la route le mai 24, 2010 par vagabundeos

Sur la carte la route était tirée à la règle et sous les pneus de la roulotte elle est tirée au cordeau. Boulimie de fin de voyage nous roulons à un rythme soutenu, les nuits se font entre stations services et pleine nature qui se fait de plus en plus dense, la forêt épaisse, la nuit le bruit assourdissant des insectes envahit l’obscurité.

Nous atteignons la fameux parc Ibéra, marais entre  forêt et savanne, nous faisons connaissance avec ses habitants, ils se nomment carpinchos, monos, cerro ou encore jacaras et oiseaux par milliers, nous naviguons en barque sur les eaux paisibles, les caïmans se dorent la pilule, la tentation est grande pour les enfants de les caresser du bout des doigts, les cerfs promènent sur leurs dos de petits oiseaux jaunes, la barque glisse au milieu des nénuphars et de ce moment magique. Une promenade en forêt nous promettait des singes et ce fut promesse tenue. Nous passons quelques jours à colonia pelligrini petite ville extraordinaire, hors du temps.

La route nous attire, nous avons notre ultime rendez vous avec un spot important argentin que nous avions gardé sous le coude pour la fin, le retour. On le sait, on se le disait et on se le dit maintenant à la fin du voyage on ira à Iguazu. Nous ferons les 3 ou 4 jours de routes en compagnie de Félix, Martia et Mathias qui arrivent du Canada en passant par l’Australie après avoir rallié l’Asie, bon en 4 ans on a le temps de rouler. Martia cuisinière attentive et hors pair et Félix bon compagnon d’apéros nous passons de belles soirées.

En leur compagnie nous passons une journée dans les missions jésuites, au milieu de la végétation luxuriante les ruines rougeoyent dans le soleil.

Enfin nous arrivons aux chutes, l’infrastructure de passerelles et autre petit train se laissent vite oublier devant l’énormité du lieu, s’effacent vite devant la puissance de l’eau, nous marchons toute la journée émerveillé devant tant de majesté. Même si je m’égare un peu, on a passé un très beau moment, « à couper le souffle », « à ne rater sous aucuns prétextes ».

Nous quittons nos compagnons de route, rendez vous est pris à Buenos Aires ou plutôt sur la plage urugayenne après notre petit crochet brésilien.

Uyuni

Posté dans Sur la route le mai 15, 2010 par vagabundeos

On quitte la capitale bolivienne, nous sommes sur le chemin du retour, devant nous s’ouvre l’altiplano et ses grandes étendues, nous trouvons moultes coins tranquilles, sauvages pour passer du bon temps bien au frais quand le soleil se couche. En chemin nous croisons le salar d’Uyuni, institution touristique incontournable d’apres bon nombres de voyageurs, « paysage à couper le souffle » loVely planet, the travellers bible guide in the text (à prononcer avec l’accent anglais of course). Nous nous lançons donc sur l’immense croûte de sel, et nous sommes vite scotchés par cette ambiance irréelle, ce vide absolu, le blanc salin nous éblouit, après quelques dizaines de kilomètres nous immobilisons la roulotte au milieu de rien centre de tout. L’imagination créative des enfants est mise à rude épreuve dans la blancheur plane et infinie du salar, pas d’arbres, de cabanes ni de rochers . . .Les nuances de blancs emprisonnées dans des formes géométriques se laissent contempler sans fin sur fond de ciel bleu. La nuit la lune lumineuse, éclairante nous dévoile des aspects insoupçonnés, sensation étrange d’être sur une autre planète, comme si la roulotte s’était posée là, sur une planète sans vie après un long voyage interstellaire. La nuit glaciale laisse place au soleil chaleureux et nous repartons suivant les traces laissées par d’autres véhicules pour retrouver la sortie de ce désert surprenant et enchanteur. Toujours cap au sud, la magnifique route est pleine de rebondissements, vaste passage de gué, bancs de sables où la roulotte aime s’installer pour espérer le prochain camion sauveur de camionnette amoureuse de châteaux de sable. Nous retrouvons les délires géologiques multicolores du nord argentin. Puis le pont, trait d’union international entre Vilazon et La quiaca, entre Bolivia y Agentina, de l’autre côté du rio se trouve la querida agentina,nous nous y engouffrons pour une longue traversée d’Ouest en Est. Les distances démesurées argentines ne nous manquaient pas mais ici la route se borde d’asados pantagruéliques en belle compagnie, de musique tonitruante et permanente, de glaces par kilo, de sourires, de facturas à la douzaines, de charmantes attentions, de stations services YPF, de lignes droites infinies tirées au cordeau et de renault fuego-r12-pick up ford hors d’âge et autres 504 rutilantes. Comme une impression d’être en terrain connu nous renouons facilement avec l’art de vivre argentin.


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